Affaire des malettes – Bourgi réagit à un article de Thomas Hofnung dans Libération

Communiqué de Maître Robert Bourgi, Avocat au Barreau de Paris, suite à un article du journal Libération

Mardi 25 octobre 2011

PARIS, France, 25 octobre 2011 / African Press Organization (APO)

Ayant pris connaissance de l’article que me consacre M. Thomas Hofnung, journaliste à Libération, dans le journal de ce jour, je tiens à apporter deux précisions :

– Ma vérité, qui est « la vérité », je l’ai confiée aux responsables de la Brigade Financière et aux Magistrats qui ont recueilli mon témoignage en septembre et en octobre.

– Je ne suis absolument pas en « rupture de ban ». J’ai soutenu Nicolas Sarkozy candidat-Président en 2005, et je le soutien et le soutiendrai toujours.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Maître Robert Bourgi.

Contact presse :

Organisation de la Presse Africaine
sec.sg@apo-opa.org
SOURCE : Maître Robert Bourgi

Françafrique: Bourgi précise ses accusations contre Chirac

Par LEXPRESS.fr,

Robert Bourgi garde le silence depuis un mois et ses accusations de financements occultes portées à l’encontre de Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

AFP

Entendu par les juges, l’ancien conseiller africain a donné plus de détails quant au financement présumé occulte des campagnes de Jacques Chirac. C’est ce que révèle la publication de son audition par Mediapart.

Robert Bourgi a disparu, comme il était arrivé, du jour au lendemain. Le dimanche 11 septembre, ce conseiller de l’ombre déboule sur la scène médiatique, en livrant, dans un entretien au JDD, des révélations fracassantes sur des malversations financières présumées, qui auraient bénéficié à toute la Chiraquie. Les jours suivants, il se jette dans une tournée des médias, distribuant même un numéro de portable aux journalistes. Puis, subitement, disparait, non sans prendre le soin de clôturer cette ligne.

Depuis, de son silence, on avait déduit qu’il n’était plus aussi sûr de ses accusations. La révélation par Mediapart du contenu de son audition par la justice prouve, en réalité, le contraire.

Le 3 octobre dernier, il a précisé ses révélations devant les juges Roger Le Loire et René Grouman. Notamment sur la façon dont les mallettes atterrissaient dans les bureaux de Dominique de Villepin et Jacques Chirac.

Un million d’euros contre un entretien avec Chirac

Des missionnaires, mandatés par les chefs d’Etat d’africains, lui remettaient les valises, que lui-même transmettait alors au président de la République et au secrétaire général de l’Elysée. Et Robert Bourgi de citer le nom de ces passe-plats: « Pour le Gabon, Pascaline Bongo, directeur de cabinet de son père, Jean-Marie Adze, ambassadeur du Gabon à Paris, Eugène Allou, directeur du protocole présidentiel du président Gbagbo, président de Côte d’Ivoire, Salif Diallo, ministre de l’agriculture à l’époque du président Comparoé, du Burkina Faso, et Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du président Sassou N’Guesso et son neveu. »

Toujours selon Mediapart, Robert Bourgi est entré dans les détails à plusieurs reprises. Il a ainsi raconté par le menu une rencontre entre Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, et le président de Guinée-Equatoriale, Teodoro Obiang: « A la fin du déjeuner, il y a eu un entretien dans le bureau de Villepin et le président Obiang a fait signe à son aide de camp qui lui a remis le « pilote case », et le président Obiang l’a mise aux pieds de Villepin, qui s’est levé, l’a prise et l’a mise derrière son bureau. Il s’est rassis et M. de Villepin a dit au président Obiang: ‘Vous serez reçu par le président Chirac.’ (…) A ce moment-là, le président Obiang, qui parle français, a dit à M. de Villepin: ‘Je vous remets un million d’euros pour financer votre action politique.’ »

Robert Bourgi a, par ailleurs, confirmé que ces pratiques auraient cessé avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Et qu’il parle aujourd’hui pour « assainir » les relations franco-africaines. Louable intention.

Source: connectionivoirienne.net

 

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