A qui profite la face-à-face Iran/USA?

Aux États-Unis, Obama a préparé le terrain pour une guerre plus importante, au Moyen-Orient, en déplaçant des troupes d’Irak et d’Afghanistan, pour les concentrer sur l’Iran.
Pour déstabiliser l’Iran, Washington multiplie les opérations militaires et civiles secrètes contre les alliés de l’Iran, en Syrie, au Pakistan, au Venezuela et en Chine. Voilà les ingrédients de la stratégie belliqueuse israélo-étasunienne contre l’Iran : des guerres, dans les États voisins, des sanctions économiques internationales, des attaques cybernétiques, pour mettre à mal les industries vitales et des assassinats ciblés de savants et d’officiels militaires. Le projet, en son entier, de sa planification à son exécution, peut être attribué, sans risque d’erreur, à la configuration du pouvoir sioniste, qui tient les positions stratégiques, dans l’Administration étasunienne, les médias dominants et la « société civile ».

Une analyse systématique des politiciens étasuniens du Congrès, qui promeuvent et mettent en œuvre la politique de sanctions, montre que les rôles principaux sont tenus par des méga-sionistes (les adeptes du « Israël avant tout »), comme Ileana Ros-Lehtinen et Howard Berman, Dennis Ross, à la Maison Blanche, Jeffrey Feltman, au Département d’État, et Stuart Levy et son remplaçant, David Cohenson, au Trésor. La Maison-Blanche est, entièrement, aux mains des collecteurs de fonds sionistes et fait ce que veulent les 52 présidents des principales organisations juives étasuniennes.

La stratégie israélo-sioniste est d’encercler l’Iran, de l’affaiblir, économiquement, et de l’attaquer, militairement. L’invasion de l’Irak a été la première guerre des États-Unis, au bénéfice d’Israël ; la guerre de Libye, la seconde ; la guerre, par personnes interposées, contre la Syrie, la troisième. Ces guerres ont détruit les adversaires d’Israël ou sont en passe de les détruire. En 2011, les sanctions économiques destinées à créer de l’agitation intérieure, en Iran, ont été la principale arme sélectionnée. La campagne, pour les sanctions internationales, a mobilisé toute l’énergie des lobbies sionistes. Ils n’ont rencontré aucune résistance, dans les médias dominants, ni au Congrès, ni dans les bureaux de la Maison-Blanche. La Configuration de Pouvoir Sioniste (CPS) n’a pas été l’objet de la moindre critique de la part des groupuscules, mouvements ou journaux de la gauche progressiste, à part quelques notables exceptions.
Le repositionnement des troupes étasuniennes de l’Irak, aux frontières de l’Iran, les sanctions et l’influence grandissante de la cinquième colonne israélienne, aux États-Unis, signifie que la guerre va s’étendre au Moyen-Orient. Cela implique, sans doute, une attaque aérienne « surprise » de missiles par les forces étasuniennes. Elle sera justifiée par une prétendue « attaque nucléaire imminente », inventée par le Mossad israélien et transmise, dans les termes exacts, par le « CPS » à ses laquais du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche, pour être officialisée et diffusée au monde entier. Ce sera une guerre meurtrière, sanglante et longue, au profit d’Israël ; les États-Unis en paieront le prix militaire direct et le reste du monde paiera un prix économique élevé. La guerre US fomentée par les Sionistes fera évoluer la récession du début de 2012 en une profonde dépression, vers la fin de l’année, et provoquera, sans doute, des soulèvements populaires massifs.

James Petras

Source: french.irib.ir

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *